Pierre Puget par Jean Aicard

October 17, 2018

Pierre Puget par Jean Aicard

Titre de livre: Pierre Puget

Auteur: Jean Aicard

Broché: 18 pages

Date de sortie: July 14, 2016

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Jean Aicard avec Pierre Puget

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L’administration municipale de Toulon avait décidé qu’une Exposition des Beaux-Arts, et divers concours de Poésie, d’Histoire et d’Archéologie auraient lieu à l’occasion du Concours régional qui s’est tenu à Toulon, en avril 1873.

La Société académique du Var, chargée par M. Allègre, Maire de Toulon, d’organiser cette Exposition et ces concours, a donné pour sujet de Poésie française Pierre Puget.

La ville de Toulon a proposé comme prix de Poésie française une Médaille d’or, qui a été décernée à M. Jean Aicard, le 7 juin 1873.

Le paragraphe VI tout entier et les vingt-huit premiers vers du paragraphe VIII ne faisaient pas partie de l’œuvre quand elle a été soumise au jury.


À ma ville natale
À TOULON
Ces vers sont dédiés
(J. Aicard)

C’est non loin de Marseille, au bord des flots qui font
D’étranges bas-reliefs dans le rocher profond,
À Séon, sur un sol riche de terre glaise
Durcissante au soleil et rouge comme braise,
Que d’un tailleur de pierre est né le grand Puget.

Enfant, il contemplait le rivage, et songeait.
Il regardait, ravi, les potiers sur leur roue
Former du doigt un vase avec un peu de boue,
Et son père tailler le bloc informe et dur,
Et les galères d’or, cinglant en plein azur,
Errantes de Toscane aux plages de Marseille,
Baigner leurs flancs sculptés dans l’écume vermeille.
Enfant, il façonnait l’argile dans ses jeux.
Un aigle volant bas, par un temps orageux,
Ayant un jour plané menaçant sur sa tête,
Il modela, dit-on, cet oiseau de tempête.
Un autre jour, il fit un bateau, qu’il sculpta.
Ainsi, même en ses jeux son génie éclata,
Et devers l’Italie, où le soleil se lève,
Les galères souvent l’emportèrent en rêve,
Jusqu’à ce qu’il suivît leur sillage brillant,
Chemin de gloire et d’or vers l’aurore fuyant.

Il partit. Il vit Gène ; il vit Florence et Rome.

Que t’a dit Michel-Ange à Saint-Pierre, ô jeune homme ?